Poètes maudits des temps
perdus
Où êtes-vous tous maintenant?
Que n'êtes-vous comme jadis
Les défenseurs de la vertu et
non du vice
La poésie s'absente in
extremis de nos vies
Il n'y a partout que
fumisteries
A qui inventerait le plus grand
prodige
Pour subjuguer, donner le
vertige
Un poème est si riche et beau
Lorsqu'il réinvente les mots
Et la poésie tellement pure et
claire
Lorsqu'elle se libère de
l'ordinaire
Capitalistes indécents
Qui vous cachez impunément
A l'insu des pauvres
idéalistes
Vous sapez nos rêves
fantaisistes
Le monde contemporain va
croupir
Dans les dédales de la folie
furieuse
Croyant impénitent qui peut ravir
Tous ses trésors, essences
mystérieuses
La bêtise verra-t-elle le
triomphe de Satan?
Et dieu y pourra-t-il ajuster
la dose?
Verra-t-on un jour ressusciter
la prose
Et récupérer toutes nos
valeurs d'antan?
Pauvres misérables guenillous
Défendons ce qui nous
appartient
Unissons nos curs, nos
liens
Pour chasser ces pilleurs
clandestins