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MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca
SHERBROOKE — Une fois la retraite arrivée, Michel Marceau s'ennuyait de se casser la tête... si bien qu'il a décidé de se la casser en 24 000 morceaux.
C'est en fait un casse-tête de 24 000 morceaux qui attendait Michel Marceau, une œuvre très rare et, évidemment, très difficile à compléter. «Ça faisait longtemps que je pensais me lancer dans un projet comme ça, mais il faut beaucoup de place et beaucoup de temps...» Qu'à cela ne tienne, M. Marceau avait en tête un projet un peu plus bricoleur avant d'entamer son casse-tête. «Quand j'ai pris ma retraite, j'ai décidé de construire un garage à deux étages. Le deuxième allait me servir d'atelier de bricolage!» explique-t-il. Ensuite, il fallait trouver LE casse-tête, celui qui lui donnerait bien du plaisir à se casser la tête pendant autant de temps. En plus, il n'était pas question pour l'ancien maître de se lancer dans un casse-tête plus classique «en quatre carreaux», qui s'emboîtent ensuite pour former une seule grande image. Non, non. Ce qu'il voulait, c'était une seule image, un seul et même grand défi.
Coup de cœur «J'ai eu du mal à trouver le casse-tête que je voulais. Puis, j'en ai trouvé un à la Biblairie GGC. J'ai eu le coup de coeur!» Au coût de 400 $ et avec ses «quatre sacs de 6000 morceaux», donc chaque pièce mesure environ 1 centimètre de large par deux de haut, il fallait effectivement qu'il soit certain de ne pas se lasser au bout de quelques heures... «J'aurai eu besoin de 19 heures, seulement pour séparer les pièces par couleurs.» Et le plaisir n'était même pas encore commencé! «Ça m'a pris un an et demi à temps perdu et 820 heures au total pour venir à bout de mon casse-tête!» 820 heures, ça représente plus de 23 semaines de travail à 35 heures par semaine. Au salaire québécois moyen de 18 $ de l'heure, ça représente une paye de14760$...
«Quand on commence, on se demande dans quoi on s'embarque... mais c'est devenu une passion. J'ai passé des après-midis complets là-dessus», se souvient-il. Une fois terminé, le casse-tête mesure cinq pieds de haut par quatorze de large. L'image représente en quelque sorte l'univers. Dans le bas du casse-tête, on retrouve un océan et sa vie sous-marine. Dans le centre, la terre et ses animaux. Puis, l'air et des montgolfières, avant de finir l'image par l'infini des planètes. «Une image comme ça n'était pas ennuyante à faire», explique Michel Marceau. Est-il plus facile de venir à bout de cet immense casse-tête parce qu'il y a de nombreuses couleurs? Non. En fait, s'il serait difficile de faire un tel casse-tête si la moitié n'était que le bleu infini de l'océan ; il n'était pas beaucoup plus facile de se retrouver avec ces dizaines des poissons multicolores, toutes ces montgolfières et planètes colorées... «Ça pouvait parfois me prendre bien du temps pour trouver dans quel poisson allait un petit morceau jaune, rappelle-t-il en rigolant.
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