Parizeau et ses leçons de poker

 

OUFFF ! Bonsoir tout le monde… C’est sur ces mots que commença le bal. Les mots d’introduction d’une soirée chaude et suante,  Arthur Fortin, président du Bloc Québécois du Lac-St-Jean  et professeur ici même au Cégep d’Alma, a bien choisi les mots  pour décrire la soirée ; ceux-ci ont inspiré les deux grands hommes politiques qui ont suivi sa présentation. Une fois présenté et arrivé sur scène notre député du Lac-St-Jean au fédéral, Stéphan Tremblay, a commencé un éloge hors du commun décrivant notre invité spécial, Jacques Parizeau.

    Tout d’abord, on nous a expliqué le procédé du parrainage ; ceux qui possèdent les «bidous » paient et ceux qui ont les poches à sec(c’est nous ça) profitent du système… ehh ! Stéphan Tremblay nous a aussi fait part de sa propre façon de voir la politique. Oubliant le fait qu’il trouve cela suant, il a cru bon de nous expliquer  la Politique sur trois plans : scolaire, municipal /régional et provincial. « Ce n’est pas seulement un défi, c’est aussi un plaisir de discuter, d’écouter, de réfléchir, d’essayer de comprendre, d’agir et de débattre son point de vue » déclara-t-il pour bien montrer aux jeunes de la salle que la politique n’était pas du tout un ennui mortel et qu’il faut s’impliquer pour que ça devienne agréable. Notre député nous a ensuite défini les devoirs des jeunes face à la politique : devoir de s’informer correctement, devoir de s’exprimer et devoir de forger sa propre réflexion sans être influencé de tous côtés.

Puis… vient le tour de présenter l’homme au mille et un diplôme, Jacques Parizeau. Oufff ! Quel bonze allait-il  démystifier ; il voulait mettre les points sur les « i » et les barres sur les « t »… Pour résumé son discours plein de charisme, de quelques heures en une phrase, je dirais que Parizeau désirait essayer de revenir aux vraies choses, il voulait éclaircir les idées des jeunes qui ne suivent plus le courrant de la politique. Premièrement, il nous a placé devant un CHOIX BRUTAL : Canada pays ou Québec pays ?

Il a comparé cette longue et interminable lutte pour notre pays à une longue séance chez le dentiste… Brrrrr, ça donne froid dans le dos ! Ensuite, il a discouru sur les problèmes d’identité de sa génération qui sont très différents des nôtres. Notre facilité à s’intégrer malgré la multi-ethnies, le fait que l’on sait très tôt que nous sommes des Québécois et non plus comme dans son temps des Canadiens-Français. Il a continué avec l’explication de la « Déclaration unilatérale d’indépendance », qui consiste à faire la séparation si Ottawa ne veut pas de négocier de bonne foi. Mais ils finiront bien par négocier lorsqu’ils verront que nous sommes capable de vivre et de fonctionner seul. Donc, si Ottawa ne veut pas négocier la dette une fois l’indépendance accomplie… on ne se battra pas pour rien, on leur laissera ! « COMPRENDRE LA POLITIQUE, C’EST AUSSI SIMPLE QUE JOUER AU POKER » déclara-t-il après ses informations. Selon Parizeau, la règle d’or afin de développer convenablement notre pays-Québec est de ne pas être trop bête et de se grouiller les méninges.

 Il nous a aussi éclairci l’esprit sur la mondialisation, la bourse de Montréal(simple pour lui mais un peu compliqué pour le commun des mortels) et il a terminé son discours avec la place des jeunes dans le monde. Cette conclusion où il nous parlait de voyage à l’étranger et de quitter notre nid familial n’a pas été bien perçu par les adultes qui ont peur de l’exode rural, mais pour nous jeunes gens dans la fleur de l’âge ça nous a apporté des rêves plein la tête et des idées plein le cœur. Allez jeunes kamikazes bourlinguer à souhait ! ! ! Allez prendre de l’expérience et revenez quand vous pourrez, ce sera toujours votre pays, votre patrie,votre berceau…C’est le secret du bonheur ultime !

 

La dame du peuple