La politique  

Je ne prétends pas tout connaître et tout savoir au sujet de la politique québécoise en particulier.. Je suis pour la libre opinion. Dans les quelques pages qui vont suivre je vais jeter en vrac mes idées, ma vision, suite à mes expériences personnelles. Vous avez le droit de penser différemment et vous pouvez m'envoyer vos commentaires, vos réflexions, vos suggestions ou tous autres boniments. Nous sommes dans un pays libre... dans une province tout aussi libre et c'est justement là à mon avis la source de beaucoup de nos ennuis.

Beaucoup d'appelés et très peu d'élus. Voilà un paradoxe, car si vous avez bien remarqué on ne se bouscule pas au guichet. Que ce soit sur la scène fédérale ou provinciale; le bassin des hommes et des femmes politiques est assez restreint, quand on pense à une relève ou succession à brève échéance. Qui remplacera Chrétien, Landry? La réponse n'est pas évidente et pour l'instant tous les paris sont ouverts, car il n'y a personne à date qui a annoncé ses couleurs.

Comme vous pouvez le constater, je ne croyais pas si bien dire avec tout ce qui s'est passé dernièrement sur la scène provinciale lors du dernier remaniement ministériel du premier ministre Landry. Il y a des ministres chevronnés dont Jacques Brassard et Guy chevrette qui ont dû céder leur place à ce jeu de chaise musicale. Vous avez vu le résultat au Lac St-Jean alors que le ministre a démissionné ainsi que son exécutif régional. On peut s'interroger sur les réactions, on peut être d'accord ou en désaccord mais il reste que où il y a de l'humain, il y a de l'hommerie. Un député à mon avis est au service de la population et à plus forte raison lorsqu'il occupe un poste élevé. Par contre personne n'est infaillible, mais je pense que le commun des mortels tout en bas de la pyramide décisionnelle ne peut pas vraiment saisir toutes les subtilités de telle ou telle décision politique. Il y a des milliers d'intervenants et surtout des tonnes d'égos, d'influences (lobbying), de luttes de pouvoir, d'interactions, de chauvinisme et j'en passe.

Pourquoi? Une des raisons qui me sautent aux yeux est la faible popularité des politiciens en général et le peu de crédibilité de la politique véhiculée et amplifiée par les média. Combien de fois n'entendons-nous pas dénigrer les politiciens, les personnes titulaires de charges publiques. Ils sont la cible de leurs électeurs, de leurs partisans, de leurs opposants, de la presse, de tout ce qui a droit au chapitre. Il faut toute une carapace de nos jours pour représenter les citoyens; on ne peut s'improviser échevin, maire, député de tel ou tel parti, sans une formation précise, une connaissance des programmes et des enjeux et une solidarité à toute épreuve.

Je crois que depuis l'avènement de la télévision, de la télécommunication spécialisée ou ciblée, tout va terriblement vite et loin. L'information est devenue planétaire, si bien que l'on vous dessine un portrait du monde à tous les bulletins de nouvelles et ce au minimum 3 ou 4 fois par jour. Un petit malentendu, une bagatelle peut prendre des proportions gigantesques. Les ouvriers de l'information sont à l'affût de la nouvelle, de la nouveauté, de l'insolite, d'un suivi, d'une mise à jour constante dans tous les domaines de l'activité humaine. Des milliers d'observateurs étudient et scrutent à longueur de jour tous vos mouvements, vos gestes et vos réactions; ensuite viennent les analystes et les critiques et les vulgarisateurs et les personnes ressources, et les pour et les contre. Alors, il faut un code d'éthique blindé pour se retrouver dans tout ce charabia.

La population en général est sensible à la critique et se laisse facilement influencer par la une et les émissions à sensation, les one-man-show, mais je crois qu'il faut savoir lire entre les lignes pour décortiquer le vrai, de l'illusion ou de la désinformation, extraire le superflu et ne garder que l'essentiel. C'est là que ça devient difficile et nébuleux. Il faut connaître ses dossiers pour en apprécier le degré de pertinence. Je crois qu'il est facile de passer d'un extrême à l'autre. La publicité aujourd'hui est très forte et très structurée. L'éthique est très importante pour s'assurer que toutes nos libertés sont justifiées et prises en compte.

C'est facile de critiquer, de gueuler contre telle ou telle décision, action ou personnalité, mais il faut s'assurer que nous avons l'heure juste. Il faut se renseigner pour être en mesure d'évaluer, de juger. C'est vrai que cela va vite, trop vite, nous avons de la difficulté à suivre et pour le profane, toutes ces analyses et tous ces scénarios finissent par devenir lourds, voire indigestes. C'est là qu'intervient l'élu, qui par sa définition même de suppléant aux prises décisions, pour nous représenter de façon intègre, entière et démocratique. Il faut une confiance inébranlable dans ces personnes pour déléguer ses droits.

Si vous avez bien observé ma page d'accueil vous aurez constaté que j'arborais le fleurdelisé. C'est un choix, presqu'une religion pour moi. Je prétends que nous vivons dans un lieu avec une religion, des structures. L'individu naît et il reçoit un nom et devient un citoyen dans une ville X puis dans un pays Y sur cette planète Terre. Ce qui me fait dire que la politique c'est un peu la religion du citoyen et que nous devons participer à l'organisation de notre milieu. Nous devons donc avoir des préoccupations physiques, matérielles, intellectuelles d'abord locales, puis régionales, provinciales, nationales et universelles, tout comme nous avons presque naturellement des aspirations spirituelles. Comme dans le développement de l'individu cette démarche part de soi pour s'ouvrir vers l'extérieur et vers le monde et non l'inverse.

Pour moi l'appartenance civile de l'individu est pyramidale, c'est-à-dire dans l'ordre: sa ville, sa région, et dans notre contexte canadien, sa province et enfin son pays. Je ne conteste pas qu'il doit y avoir des interactions mais elles doivent être complémentaires, structurantes et libres. Un citoyen doit être fier de son milieu, de ses institutions, de ses racines, de sa culture, de sa langue, de ses structures et il doit nécessairement les défendre, les promouvoir et les améliorer. Dans le contexte canadien le Québec vit un dilemme qui le paralyse depuis la formation même de la confédération en 1867. Cette confédération administre et gère sur une base uniforme sans tenir compte des différences ou des spécificités, comme la langue et la culture de ses composants. Je n'ai rien contre la culture anglaise, ni même américaine car sur un autre continent elle serait africaine ou australienne. Ces cultures ajoutes ajoutent à notre personnalité mais le respect doit attirer aussi le respect et c'est ainsi que j'aimerais que l'on me reconnaisse comme individu, comme citoyen de nationalité et de culture française. Je ne renie pas l'histoire et je ne peux la refaire; nous avons vécu des bons et des moins bons moments et tout le monde y a trouvé son compte mais un jour il faudra faire face aux réalités qui nous définissent les uns les autres et en assumer les conséquences.

Dans une famille par exemple, à un moment donné les enfants quittent le nid pour s'installer et vivre de leurs propres ailes. L'exemple est banal et vite résumé mais ce que nous voulons au Québec, c'est gérer nos propres affaires. Cela va dans le sens de l'évolution normale des peuples, des nations, des sociétés ou de toutes autres structures collectives libres et démocratiques qui se respectent.

Ce n'est pas d'aujourd'hui que le Québec revendique un statut équitable. Le parti québécois n'existait pas et les premier ministre de l'assemblée nationale à tour de rôle, "Bleu" ou "Rouge" ou "Caille" ont fait sporadiquement de façon plus ou moins intempestive des interventions de compétence, de reconnaissance, de statut, etc. Vous savez au Québec, nous ne sommes pas encore prêts, comme les irréductibles Gaulois d'Astérix, d'ériger des barricades tout autour de nos frontières, pour faire reconnaître nos droits. Je crois que dans le contexte de la mondialisation, de la libre circulation des biens entres différentes puissances, et de plus en plus avec la commercialisation internationale dans le sens très large du terme, aucun pays n'aurait intérêt à se replier sur lui-même; au contraire ils doivent s'ouvrir davantage et afficher leur différence , leur potentialité, leur originalité et toute leur compétence.

Ce que nous voulons au Québec c'est une entente avec les autres provinces, ou chacune séparément, de partenariat et de reconnaissance de notre différence, donc de notre existence et de notre essence même. D'ailleurs, ce que je pense personnellement, c'est que cette autonomie recherchée n'est pas seulement l'apanage du Québec et que des provinces plus riches comme l'Alberta avec son pétrole et la jeune Colombie Britannique avec ses investisseurs asiatiques songent sérieusement à l'autodétermination.

Je crois que ce qui les arrête pour le moment c'est une solidarité plus linguistique et culturelle avec les provinces du reste du Canada, qu'avec le Québec évidemment, pour les mêmes raisons. Je suis de plus en plus convaincu que dans un avenir plus ou moins proche les considérations capitalistes vont prendre le dessus, et nous donner raison quant à l'autodétermination légitime, naturelle des nations qui aspirent à leur plein épanouissement. À cause de nos différences nous sommes toujours perçus comme des chialeux, des éternels mécontents, des empêcheurs de tourner en rond.

Pour être aussi très réaliste le Canada devrait réviser ses structures, sa constitution, sa taxation avec ses surplus exorbitants malgré un déficit accumulé de plusieurs centaines de milliards, le partage des pouvoirs vers une plus grande décentralisation et une redéfinition de ses partenaires ou constituants, ses bases même. Il faudrait qu'il se rajeunisse et qu'il adopte une législation plus souple et moins complexe. Je crois que c'est inévitable et de plus en plus logique dans le contexte actuel de nos sociétés multiethniques.

En terme de cohérence, il devrait appliquer lui-même ce qu'il préconise depuis quelques années et penser à fusionner des provinces. Je pense en particulier aux provinces maritimes.

Je scrute la politique depuis une trentaine d'années et particulièrement la politique provinciale. Je suis de la génération qui a vu la naissance du parti québécois avec René Levesque et les grands penseurs des années 1960. Les Lesage, les trois colombes, les évènements d'octobre et puis la prise du pouvoir par les séparatistes. J'ai assisté à plusieurs débats sur les orientations, sur les définitions de séparation, d'association, de souveraineté pure, de souveraineté-association, de virage à gauche, à droite, de mise en veilleuse de l'option et de toutes les tractations pseudo- politiques pour conserver le pouvoir. Un parti qui n'est pas au pouvoir ne peut guère faire la promotion de ses options. Un peuple ne peut être souverain que s'il le désire, que s'il est à l'aise dans son choix, que s'il se sent en sécurité. Et cette sécurité passe par l'économique, l'éducation et le patriotisme; il faut être indépendant financièrement, comprendre tous les enjeux, être fier de son passé, de son présent et regarder vers l'avenir.

mai 2002 Il faut que je me défoule…
Je suis dégoûté que le P.Q. prennent tous les maux de la Terre.
Je suis dégoûté que les média manipulent et orientent l’opinion publique pour mousser leur vente ; leurs mécènes invisibles entretiennent un gouvernement parallèle.
Je suis dégoûté de notre manque de mémoire et de notre peu de fierté.
C’est facile de critiquer et de se laisser endormir.
Qui est responsable des problèmes actuels sur le bois d’œuvre? Le gouvernement étasunien et le gouvernement fédéral libéral qui n’est pas pressé de régler la question car il n’en a que faire des Québécois.
Les Québécois avec René Lévesque avaient retrouvé leur identité, leur fierté mais voilà que depuis le dernier référendum tout est à recommencer et le doute s’est installé. Ce doute est entretenu par les média, les lobbyistes, l’establishment libéral, les fédéraux. Notre gouvernement serait-il une sorte de gouvernement fantôme car nous ne décidons rien? Quand allons-nous prendre le balai et faire maison nette?
Nous n’avons jamais tant fait depuis Lévesque. Des réformes importantes ont été réalisées dans les domaines suivants: la santé, l’éducation, les fusions municipales. Des réformes majeures et nécessaires. Il fallait du courage, du doigté et de la compétence. Mais en plus de se battre entre nous, il faut se battre contre la presse, le fédéral, les politicailleurs, ces grains de sable qui font dérailler le système.

Toute réforme quelle qu’elle soit demande toujours beaucoup d’énergie, de temps et surtout de collaboration. Nous sommes en plein changement, dans le feu de l’action et les gens voudraient des résultats pour hier. Il faudra quelques années pour récolter le fruit de cette semence. Par contre nos dénigreurs veulent des résultats immédiats et menacent sans gêne de revenir en arrière. C’est ça leur plan de match. Comme c’est facile comme alternative de développement communautaire.

Quand les gens de la santé vont arrêter de se bouder, de se jalouser et quand ils vont s’asseoir pour comprendre, accepter et réaliser cette réforme, il y aura un bout de chemin de fait.

Quant à la réforme des municipalités, c’est le plus bel exemple d’équité qui soit au pays; pour contrer le phénomène de trou de beigne dont sont affligés les grands centres comme Montréal, Québec, etc., et assurer un meilleur partage, et des services, et des coûts. Cette réforme respecte les droits et les goûts de chaque citoyen.

Le Québec n’a jamais été dans une meilleure situation économique et pourtant il s’en trouve plusieurs pour critiquer à qui mieux mieux. Pourquoi? Parce ce qu’on en veut plus. Parce ce que les faiseurs de miracles en promettent plus. Parce que l’herbe est toujours plus verte chez le voisin.

Nous avons les conditions sociales les meilleures au monde. Quand allons-nous prendre conscience de la réalité? Quand allons décider de rejoindre les pays autonomes et décider par nous-mêmes ce que nous voulons. Nous n’avons rien à envier aux autres. Tout est à notre portée…il suffit d’un peu de cohésion, de fierté, de mémoire.

JE ME SOUVIENS, telle est notre devise.