Si Dieu m'était conté

J'aurais mille questions à te poser ?

Aurais-je le temps de m'expliquer ?

Je ne suis pas le premier à chercher

Et pourtant le mystère reste entier

 

C'est un secret trop bien gardé que l'au-delà

C'est tellement lourd cette loi de l'omerta

Depuis le début, à l'époque du Big Bang

L'humain fouille et joue à qui perd gagne

 

Dieu, où te caches-tu ?

Existes-tu réellement ?

Ne serais-tu qu'un rêve, sans plus

Ou pure invention de faux savants ?

 

Soudain un doute m'envahit

Car je ne vois que misères et maladies

Des libertés bafouées, des idées piétinées

Est-ce là, un but, une vraie destinée ?

 

Ta créature est au bord de la folie

Elle a trop de choix, d'omniscience

Et se gave de chimères, d'utopies

Elle doute même de toi malgré l'évidence

 

Pourtant, si elle ouvre vraiment les yeux

Elle verra l'eau, l'air, la terre, le feu

Toutes ces preuves flagrantes

Que nul sur Terre ne pourrait faire mieux

 

Arrête de bouder et pardonne encore

Manifeste doucement ta puissance

Mais n'exagère pas trop la sentence

Tu le sais bien que l'Amour est plus fort.