Sophisme

 

Ce qui se conçoit aisément

S'énonce clairement, dit-on

Mais lorsqu'il s'agit de sentiment

Le cœur doit bannir la raison

 

Aussi est-il souvent difficile

De se contraindre à ces lois

Il existe des signes indélébiles

Qui nous distingue, telle la foi

 

Faut-il toujours accepter l'axiome?

Ou encore s'en remettre à Rome?

Qui ose blasphémer, salir la vérité

Annihiler l'âme saine, immaculée

 

Rien n'est plus beau qu'un doux regard

Et que dire des corps à corps

De ces souffles où la vie puise

Et des larmes qui  épuisent

 

Tous ces ébats, ces phénomènes

Ne sont nullement orgies romaines

Ce ne sont que bonheurs suprêmes

Élans naturels de ceux qui aiment

  

Rejetons les attaques jalouses

Bannissons du giron ces ventouses

Pour laisser place aux Béatitudes

Qu'il est doux d'unir nos solitudes