(Ne vous frustrez
surtout pas car ce texte en est un d'humour)

De tout temps,
les grands-mères ont eu un rôle à jouer, mais jamais celui de "bébelle."
Tout a commencé lorsque je suis devenue la "gardienne" de quelques
jours durant la semaine de ma petite-fille de trois ans. Certes, elle
est croquable tellement elle est mignonne et c'est un peu à cause de
cela que j'en suis arrivée là, ne pouvant rien lui refuser et en faisant
tout ce dont elle voulait.
Ce n'est
sûrement pas la bonne manière d'élever une enfant, mais que voulez-vous,
je suis la grand-mère et non la mère et mon rôle n'est pas celui de
réprimander, disputer ni même éduquer, mais bien de "gâter" et c'est ce
que je fais et parfaitement.
Lorsque je
descends dans le sous-sol, c'est certain que la petite va monter son
"cheval" et une chance que je suis encore bien en forme car autrement la
"cowgirl" prendrait toute une débarque attelée comme elle est sur mon dos
en serrant très fort les rennes (mon cou) avec ses petites mains et
tout en soulevant ses petits pieds elle se met à crier de plus belle
"Vas-y mon cheval".
La voilà qui
veut faire le tour du propriétaire. Tous mes arbres ont un nom, soit
ceux de mes fils et avec quel plaisir elle en fait le tour, pas une mais
des dizaines de fois s'arrêtant devant chacun pour que je lui répète
quel nom il a, et elle y prend tellement de plaisir qu'elle n'aurait de
cesse d'arrêter si je ne lui proposais pas de lui raconter une "petite"
histoire à la place, mais encore là, elle n'a pas de fin, car elle en
veut toujours "une autre."
Il lui vient à
l'idée de jouer à la cachette. "C'est toi qui comptes, me dit-elle et
elle se cache" et c'est sans appel. "Un, deux, trois, quatre, cinq,
six, sept, huit, neuf et dix...prêt, pas prêt, j'y vais."
Elle se cache
toujours dans un coin où elle est bien en vue et je fais semblant de ne
pas la voir alors, elle sort de sa cachette aussitôt pour que je la
retrouve. Franchement! c'est très tentant de ne pas la voir, justement
pour qu'elle y reste une petite heure afin de me reposer un peu car la
fatigue commence à me gagner.
Pour terminer,
je lui propose de lui bâtir un "camp" pour s'y cacher lorsque son père
viendra la chercher. Je lui installe donc, une couverture sur un divan
avec bien sûr un oreiller et la voilà tout emballée, mais elle y met une
condition : Je dois me coucher près d'elle et la coller. Et c'est de
cette façon qu'elle s'endort avec...sa bébelle.

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