Je suis dans mon auto ? Et qu’est-ce que j’entends à la radio….« Les baby-booms sont jaloux des jeunes d’aujourd’hui » et... je souris.

 

Voyons donc, en quoi je peux bien être jalouse ? De leur jeunesse ? Non, je ne crois pas ou un tout petit peu, peut-être. Et cela continue sur ce thème. « Ils ont eu une jeunesse flyée et celui qui le répétait semblait tellement assuré de tout cela, alors je me suis mise à réfléchir sur ma propre jeunesse.

Flyé, qu’est-ce que ça veut bien dire pour moi ? On parlait de l’année 1968. Eh bien, c’est cette année que naissait mon premier fils, j’étais carrément dans les nuages tellement j’étais heureuse, j’étais probablement un peu flyée.

Ensuite j’entends dire qu’il y avait l’amour libre, la consommation de drogues, les gros partys…je me souviens dans tout cela que de la Grande nuit d’Alma où c’était agréable de se promener dans la grande rue avec mon copain d’aujourd’hui et des soirées à la Claire Fontaire à part cela c’était assez tranquille du côté drogue et party car ce sont deux choses qui ne m’ont jamais occupé l’esprit, puisque j’aime bien tout voir dans la vie et être capable de ressentir la joie, la peine… qu’importe, c’est de cette façon que je me sens encore plus vivante et tout passe tellement vite, sans en plus, ne pas s’en apercevoir.

Celui qui parle ainsi généralise beaucoup et me fait penser à moi…auparavant. Maintenant, je me suis beaucoup assagie, je regarde et j’analyse avant de m’avancer, si ce n’est pas le cas j’ai toujours quelqu’un qui me fait regarder la réalité en face, mais comme je suis du temps « Nous, on est dans le vent » il m’est difficile d’avouer que je me suis trompée, mais c’est par de l’exercice que tu deviens souple.

Et si je relève les souvenirs de toutes mes années de jeunesse soit de 68 à 76, il est né 5 garçons dans ces dites années « flyées » et tout mon temps fut occupé par la suite à mes fils pour en faire de futurs hommes capables d’affronter toutes les intempéries de la vie et c’est ce qu’ils font aujourd’hui et tout comme moi, ils flyent pour nourrir leurs enfants et pour garder leur emploi.

Alors, je me demande quelle est la différence entre eux et moi ? Nos vies se ressemblent étrangement, quoiqu’on en dise et nous ne nous jalousons pas, car nous n’avons tout simplement pas le temps de nous y attarder.