La licorne

La licorne antédiluvienne était réputée énorme. On raconte qu'elle touchait les
nuages et, trop grande pour pénétrer dans l'arche de Noé, on l'avait remorquée
par la corne entraînant ainsi sa noyade. D'autres textes ajoutent qu'elle
pouvait empaler sur sa corne une brochette d'éléphants que venait parfois lui
dérober le fabuleux rock pour en nourrir ses «oisillons».
Les fossiles ont grandement contribué à nourrir les légendes et
particulièrement celle de la licorne. La corne de cet animal étant des plus
recherchées pour ses pouvoirs curatifs et magiques, on allait chercher dans les
couches géologiques des vestiges qui passaient pour des cornes authentiques à
condition d'en avoir un peu la forme. En 1663, on annonçait la découverte des
restes d'une licorne dans une carrière à Quedlinberg en Allemagne.
Ayant flairé une jeune fille
dans la forêt, la licorne accourait, posait sa tête sur ses
genoux et s'endormait.
La
Dame à la Licorne, elle possède le corps d'un cheval de
petite taille, des pattes d'antilope, une barbe de chèvre, la
queue d'un lion et une longue corne effilée en spirale.
Dans la
nature, il n'y a que deux animaux qui ont une seule corne, le
rhinocéros à une corne et le narval ou licorne de mer.
Selon la légende, il
suffisait pour purifier des eaux insalubres que la licorne y
plonge le bout de sa corne. Elle était la première à boire là où
le serpent avait répandu son venin. Sa corne en pénétrant l'eau
la purifiait et la rendait bonne pour les autres animaux.
Pour cette raison,
une poudre faite à partir de la corne du rhinocéros ou de celle
du narval, que l'on confondait avec la corne de la licorne, fut
longtemps utilisée comme antidote contre les poisons. Selon la
même logique, on utilisait ces cornes pour fabriquer des tasses
anti-poison et un rituel visant à garantir les aliments du roi
contre les poisons, au moyen de bols et d'ustensiles fabriqués à
même la corne de la «licorne»,
La licorne
appartient au monde des phénomènes mystérieux comme les serpents de mer ou les
Sasquatch de l'Amérique du Nord dont les manifestations ne semblent pas
pouvoir s'expliquer simplement par la fumisterie ou des aberrations de l'esprit.
Au début du XIXe siècle, un fermier de l'Afrique du Sud décrivait un
animal tué près de sa maison comme étant rayé de jaune et de noir et ayant une
corne hirsute de dix pieds sortant de son front. Vers la fin du siècle, des
journaux du même pays faisaient toujours état d'êtres fantastiques vus par des
chasseurs.
Les licornes ont pu exister si elles représentent de rares accidents de la
nature, ou encore des animaux dont on a orienté les deux cornes afin qu'elles se
rejoignent en croissant et s'entortillent en une seule. On rapporte que certains
éleveurs africains dressaient ainsi les cornes de leur taureaux pour en faire
les défenseurs du troupeau. En 1933, un docteur américain créa un de ces bufs à
une corne en greffant l'un à côté de l'autre au centre du front les petits
boutons cornus d'un jeune veau.

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The music by Geoff Anderson and is entitled "Unicorn." his site.
the "Mouse Stars," the code to Kurt's DHTML.
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