Voulez-vous danser grand-mère ? Et voilà un air de chanson très ancien qui me revient à l’esprit. Et veut, veut pas il me sied très bien à moi-aussi.
C’est difficile, sans doute pour nous, les femmes, de devenir sans que l’on ne s’en aperçoive et souvent très sournoisement du jour au lendemain une grand-maman. Et même en faisant l’autruche et en ne voyant que les autres autour de nous qui le sont, un jour ou l’autre l’évidence nous saute aux yeux.
Que l’on dise grand-maman, mamie ou le prénom de la personne, cela reste que l’on est une grand-mère quand même et ce qui fait le plus peur c’est la signification du mot en tant que tel, qui, pour plusieurs veut dire vieillesse donc faiblesse.
Mais, ce n’est pas toujours le cas, soyez-en certain. Bien sûr, même si on voulait se faire croire que l’on a encore vingt ans, la vie se chargerait de nous démontrer le contraire, mais il y a encore pas mal de choses qui sont très faciles à faire… surtout pas garder les enfants, car je dirais que c’est justement une de celle-là qui fait le plus vieillir…et que c’est beaucoup plus fatiguant que rajeunissant.
« C’est une vieille grand-mère » voilà bien une expression dont je voudrais bien me passer, car c’est dans cette façon de dire que l’on se sent encore beaucoup plus âgée ou bien « tu es comme ma mère » et celle qui te dit cela a deux à trois ans plus vieux, elle se rajeunit à même toi et ne s’en rend même pas compte.
Donc, l’histoire du petit chaperon rouge et de la mère-grand, vu sous cet angle…la petite fille qui a la gentillesse d’aller lui porter des galettes faites par sa maman…c’est assez bien comme tableau et cela semble un juste retour des choses, voilà qui me plairait, mais plus tard, beaucoup plus tard. Je ne suis pas pressée du tout et j’ai amplement le temps, car des galettes je suis encore très capable de m’en faire.