"Alors
adieu, bonne et gentille fille", dit l'hirondelle
en s'envolant. Poucette la suivit des
yeux. De fines larmes coulèrent sur ses jours,
car elle aimait beaucoup l'hirondelle.
Quelques
jours plus tard, la souris des champs dit à Poucette
: " Tu devras préparer des linges fins cet été
pour ta corbeille, car mon voisin la taupe t'a
demandé en mariage. Quelle chance tu as !"
Pendant
tout l'été, Poucette tissa ainsi à la journée
longue. Tous les soirs la taupe venait en visite
et disait que quand l'été serait fini aurait lieu le
mariage. Mais Poucette n'aimait pas du tout
l'ennuyeuse taupe et ne désirait aucunement
l'épouser et finir ses jours sous terre sans jamais
plus voir le soleil, les oiseaux et les fleurs.
Bientôt
l'hiver fut là et la noce devait donc avoir
lieu. Pour la dernière fois, Poucette sortit à
l'extérieur faire ses adieux au soleil
rayonnant. "Adieu, lumineux soleil !"
dit-elle en tendant les bras vers le ciel.
"Adieu, adieu", répéta-t-elle.
"Salue de ma part la petite hirondelle si tu la
vois."
"Qvivit,
qvivit !" entendit alors Poucette au-dessus de sa
tête. Elle leva les yeux et aperçut son amie
l'hirondelle. Aussitôt qu'elle vit Poucette,
l'hirondelle fut ravie. Poucette lui raconta que
c'était aujourd'hui le jour de son mariage, mais
qu'elle ne voulait pas du tout épouser la taupe.