Un brin de beauté

Les grosses tempêtes de neige peuvent être parfois fort ennuyeuses. 

 

Elles apportent des souffrances, provoquent des difficultés et causent souvent des dommages. 

 

Mais de nombreuses personnes aiment voir tomber la neige à cause de la beauté  qu'elle apporte au paysage froid et désolé de l'hiver.

 

T'es-tu déjà demandé d'ou viennent ces délicats flocons de neige ?  Ou de quoi ils sont faits ?  

 

Un flocon de neige est en fait un morceau de glace cristallisée. 

 

Chaque cristal a la forme d'un minuscule hexagone (figure géométrique à six côtés). 

 

La vie d'un flocon commence dans un nuage, avec une poussière de matière minuscule ou une aiguille de glace détachée d'un autre flocon. 

 

Des molécules d'eau gèlent au contact de cette poussière et le cristal grossit petit à petit jusqu'à ce qu'il tombe finalement sur terre en flocon de neige.  

 

Peut-être as-tu déjà entendu dire qu'il n'y a jamais deux flocons de neige absolument identiques.

 

C'est vrai, mais il faudrait observer les flocons au microscope pour le vérifier. 

La laitière et le pot au lait

 

Perrette, sur sa tête ayant un pot au lait

Bien posé sur un coussinet

Prétendait arriver sans encombre à la ville.

Légère et court vêtue, elle allait à grands pas,

Ayant mis, ce jour-là, pour être plus agile,

Cotillon simple et souliers plats.

Notre laitière ainsi troussée

Tout le prix de son lait, en employait l'argent; 

Achetait un cent d'oeufs, faisait triple couvée:

La chose allait  à bien par son soin diligent.

"Il m'est, disait-elle, facile

D'élever des poulets autour de ma maison ;

Le renard sera bien habile

S'il ne m'en laisse assez pour avoir un cochon.

Le porc à s'engraisser coûtera peu de son ;

Il était, quand je l'eus, de grosseur raisonnable :

J'aurai, le revendant, de l'argent bel et bon.

Et qui m'empêchera de mettre en notre étable,

Vu le prix dont il est, une vache et son veau,

Que je verrai sauter au milieu du
troupeau ?"

Perrette là-dessus saute aussi, transportée :

Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée.

La dame de ces biens, quittant d'un oeil marri

Sa fortune ainsi répandue,

Va s'excuser à son mari,

En grand danger d'être battue.

Le récit en farce en fut fait ;

On l'appela le Pot de lait.

Quel esprit ne bat la campagne ?

Qui ne fait châteaux en Espagne ?

Picrochole, Pyrrhys, la Laitière, enfin tous,

Autant les sages que les fous

Chacun songe en veillant : il n'est rien de plus doux :

Une flatteuse erreur emporte alors nos
âmes ;

Tout le bien du monde est à nous,

Tous les honneurs, toutes les femmes.

Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi ;

Je m'écarte, je vais  détrôner le Sophi :

On m'élit roi, mon peuple m'aime ;

Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :

Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même,

Je suis gros Jean comme devant.

La Fontaine

Il était une fois une femme qui rêvait d'avoir un tout petit enfant.  Elle alla donc trouver une vieille sorcière et lui demanda ce qu'il fallait faire.

 

"Je crois bien pouvoir t'aider", dit la sorcière. "Prends ce grain d'orge, plante-le dans un pot et tu verras !"

 

La femme rentra chez elle, planta le grain d'orge et aussitôt une belle grande fleur poussa.  "Quelle belle fleur !"  s'exclama la femme, et elle embrassa les beaux pétales rouges et jaunes. 

 

C'est alors que la fleur s'ouvrit dans un grand bruit d'explosion.  Au milieu était assise une toute petite fille, pas plus haute qu'un pouce.  La femme l'appela Poucette.

 

Poucette était si petite qu'elle dormait dans une coquille de noix.  Des pétales bleus de violette constituaient son matelas, et un pétale de rose son édredon.  

 

Le jour, la femme plaçait sur la table une assiette d'eau autour de laquelle elle disposait une couronne de fleurs blanches. 

 

Un grand pétale de tulipe flottait au milieu.  Poucette s'en servait pour naviguer d'un bord à l'autre de l'assiette.

 

Les années passèrent et Poucette devint une belle jeune femme, mais elle ne grandit pas.

 

Une nuit qu'elle était couchée dans son lit douillet, un vieux crapaud tout laid s'approcha et sauta par un carreau brisé de la fenêtre. 

 

Il sauta sur la table où Poucette était couchée et admira la petite fille.

 

"Voilà la femme parfaite pour mon fils !" dit le vieux crapaud.  Il s'empara de la coquille de noix où dormait Poucette et, à travers le carreau, sauta dans le jardin.

 

Tout près de là coulait un large ruisseau aux rives bourbeuses et marécageuses. 

 

C'est là qu'habitait le crapaud et son fils.  Yeuk ! Il était aussi laid et vilain que son père.  "Croak ! Croak ! Croak " fut tout ce qu'il su dire en voyant la jolie jeune fille dans la coquille de noix.

 

"Pas si fort, tu vas la réveiller !" lui dit son père.  "Elle ne doit pas nous échapper. 

 

Nous la mettrons sur une large feuille de nénuphar au milieu du ruisseau.  Ce sera pour elle comme une île, et de là, elle ne pourra pas s'enfuir. 

 

Et c'est là que le crapaud et son fils déposèrent Poucette, encore endormie.

 

Poucette se réveilla très tôt le matin et lorsqu'elle vit où elle était, elle se mit à pleurer amèrement.  Il y avait de l'eau de tous les côtés et elle ne pouvait rejoindre la terre ferme.

 

Plus tard, le vieux crapaud et son fils nagèrent vers le nénuphar où était Poucette.  D'une voix rauque et basse, le vieux crapaud dit "Voici mon fils, il sera ton mari."

 

 suite...

 

 

 

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