Travailler c’est trop dur.  En cette deux mille septième année,  ces hommes et femmes qui ont un emploi durable et qui n’ont jamais eu recours à l’assurance-emploi, subissant ainsi les taquineries mesquines de ceux qui, en fait, les jalousent un peu, sont en quelque sorte des dinosaures de l’histoire ancienne car les emplois de ce genre disparaissent de façon effarante.

Rendons à César ce qui lui appartient. Avoir le cœur de se rendre au travail, cinq jours par semaine, 260 jours par année et ce, depuis…35 ans et plus, il faut le faire.

Ces travailleurs connaissent à fond ce qu’ils font Si vous faites toujours la même chose, ne deviendrez-vous pas vous aussi des habitués et des experts en la matière. N’ayons pas peur de dire les vrais mots, ils ont de l ‘« expérience » et ce n’est sûrement pas une maladie honteuse, au contraire c’est très sain.

À vrai dire, depuis un certain temps, l’expérience n’a pas la place qu’elle mérite et est bafouée dans le plus grand sens du mot. Elle est devenue un sujet tabou et la renflouer de part et d’autre fait maintenant partie du quotidien.. Pourquoi ? Je n’en sais rien.

Et cette expérience n’est pas mise à contribution comme elle le devrait. Que de trucs et astuces appris au fil des années pourraient être montrés à nos jeunes et que de gaspillage de temps et d’argent serait ainsi épargné!

Nous sommes capables de faire le transfert de données d’un ordinateur à l’autre, pourquoi pas d’un cerveau à un autre. Mais y a-t-on seulement songé?

Et lorsque l’heure de la retraite a sonné, l’habitude du travail est tellement ancrée en eux qu’ils ne peuvent songer un seul instant à d’autres avenues et s’éteignent tout simplement, croyant ne plus avoir de raison de vivre et emportent avec eux tout leur savoir.

Quel bel héritage nous avons perdu par inconscience ou par manque de jugement.