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La
tradition
Depuis des
siècles,
garçons et
filles
attendent ce
matin de
février pour
choisir leur
Valentine ou
leur Valentin.
On s'en
remet parfois
à la première
rencontre, à
condition,
bien sûr, de
forcer un peu
le hasard. On
échange de
menus cadeaux,
accompagnés de
messages
pleins de
tendresse ou
d'ironie, et
les clientes
de
Sainte-Catherine
redoublent de
ferveur en ce
jour pour
supplier Saint
Valentin de
leur trouver
un mari.
La piété
est utile à
tout !
Parfois la
demoiselle
envoyait ce
message au
garçon de sa
préférence :
"Tu seras mon
Valentin, je
serai ta
Valentine."
(Mais il
arrivait
souvent aussi
que les
premiers pas
étaient faits
par le jeune
homme). Ce
billet doux
n'était
nullement une
déclaration
d'amour, mais
un simple
signe
d'amitié.
Deux coeurs
juvéniles émus
par le
printemps,
s'étaient
remarqués et
ils se
témoignaient
mutuellement
leur
complaisance.
Après l'hiver,
la vie reprend
et même,
sourdement,
cherche à se
multiplier.
Des
coutumes
diverses
Dans
certaines
régions, le
premier
dimanche de
Carême, à la
fête dite des
"brandons", le
Valentin était
tenu d'offrir
des présents à
celle qui
l'avait
désigné,
tandis que
l'on
promenait, que
l'on
"brandonnait"
autour de la
vigne un
epaille
enflammée,
entortillée
autour d'un
bâton afin
que la récolte
soit
supérieure à
celle des
autres années.
En
Lorraine, pour
le 14 février,
les garçons se
réunissaient
en comité, ils
dressaient la
liste des
galants et
devant chaque
nom ils
inscrivaient,
sans consulter
la jeune
fille, le nom
d'une fiancée
possible.
Cette coutume
était nommée
la "saudée".
Le
lendemain, les
gars
proclamaient
la liste sur
la place
publique.
Parfois une
Valentine
était choisie
par plusieurs
galants, et
les jeunes
gens devaient
plaider leur
cause devant
le tribunal.
Mais il
fallait voir
les couples
ainsi formés ;
car
malicieusement
on riait de
voir le mari
volage avec
sa complice,
ou l'union
momentanée de
deux jeunes
gens qui ne
s'estimaient
pas ; un
cortège
pittoresque
dont la "saudée"
devait durer
un an.
Le Valentin
offrait de
menus
présents, le
plus souvent
des cartes et
des images
illustrées.
Et l'enjeu
était
évidemment
constitué par
un lot de
bouteilles de
vin et
d'alcool,
propres à
bien
réchauffer
l'atmosphère
de cette fête.
Cette
tradition est
toujours
vivace en
Angleterre.
Aujourd'hui,
les fiancés
anglais
échangent
encore des
coeurs
symboliques en
carton contre
des fleurs et
parmi tant
d'illustrations,
le couple
Roméo et
Juliette
conserve une
place
privilégiée.
Aux Etats-Unis
et au Canada,
en plus des
belles cartes
de
Valentin-messages",
on offre
fleurs et
chocolats.
La
Saint-Valentin
en Berry
Avant la
première
Guerre
mondiale, les
habitants ne
manquaient pas
de fêter
saint-Valentin.
La journée
commençait par
une
grand-messe à
laquelle
participaient
une dizaine de
prêtres et
toute la
population.
Ensuite tous
partaient en
procession par
les rues du
bourg,
derrière la
bannière du
saint, avant
de revenir en
chantant vers
l'église.
En 1965,
fut instituée
à
Saint-Valentin
la fête
nationale des
amoureux.
Celle-ci
fut placée
sous le haut
patronage de
la Fédération
nationale des
fleuristes et
la Fédération
nationale des
Commerçants.
Mme Déon,
alors maire,
et différentes
associations,
dont la
Fédération des
Unions
Commerciales
de l'Indre,
organisèrent
cette première
journée qui
connut un
véritable
succès et
rassembla plus
d'une centaine
de couples de
fiancés.
Les années
suivantes la
participation
fut encore
plus
nombreuse. La
fête
s'étendait sur
trois jours et
comprenait à
la fois messe,
bénédiction
des fiancés,
procession,
coutume
berrichonne
des brandons,
bals et fête
foraine. La
Loterie
Nationale
elle-même
venait à
Châteauroux
faire le
tirage de la
"super-cagnotte"
de la
Saint-Valentin.
L'artiste
Peynet, le
célèbre
illustrateur
des amoureux,
prit dès cette
époque
l'habitude de
créer chaque
année un
nouveau dessin
pour le
village.
Aujourd'hui,
la fête est
célébrée
uniquement au
village. Les
habitants
consacrent
plusieurs
semaines à la
décoration de
leur maison
qu'il
tapissent de
fleurs.
Le dimanche
qui suit le 14
février, les
amoureux de
tous âges se
donnent alors
ici
rendez-vous.
Parmi eux, des
Autrichiens et
des Japonais
notamment,
flânent dans
les rues du
village au son
des vielles et
des
cornemuses, ou
parcourent les
allées du
Jardin des
Amoureux,
aménagé en
1989.
Les fiancés
qui se
marieront dans
l'année et les
jubilaires qui
célèbrent
leurs noces
d'argent, d'or
ou de diamant
sont
particulièrement
à l'honneur ;
il rejoignent
l'église
derrière la
statue du
saint pour y
entendre la
messe et
participent à
un tirage au
sort de
cadeaux.
Pendant deux
jours, cartes,
flammes et
timbres
postaux
partent en
grand nombre
du bureau de
poste
temporaire,
établi pour la
circonstance.
Bal,
banquet et
fête foraine
se succèdent
au long de
cette journée
d'hiver, et le
magasin de
souvenirs
accueille la
foule des
amateurs de
produits
portant le
label : "Le
Jardin des
Amoureux,
St-Valentin".
Le soir
venu, quand la
fête s'éteint,
tous peuvent
alors quitter
le Village des
Amoureux, le
coeur plein de
chaleur et de
confiance en
l'intercession
de
Saint-Valentin.
Plus
récemment, au
Moyen-Age, les
jeunes filles
utilisaient
les oiseaux
pour présager
du métier de
leur futur
mari : le
premier
qu'elles
voyaient le 14
février était
un présage en
ce sens. Un
chardonnet
était synonyme
de mariage
avec un homme
riche, un
rouge-gorge
avec un marin,
un moineau
indiquant un
mariage
heureux. Par
ailleurs,
chaque fille
choisissait
alors un
" valentin "
comme
compagnon de
sorties,
celui-ci
devant lui
faire un
cadeau en
retour ! C'est
ce dernier pan
de la
tradition qui
subsiste
aujourd'hui.
Dès le
15ème siècle,
on utilisa le
terme de " valentine "
pour désigner
un petit mot
doux envoyé
par un jeune
homme à l'élue
de son coeur.
La mode des
valentines
connue une
forte
croissance
avec
l'avènement de
l'ère
industrielle,
au 19ème
siècle, pour
connaître le
succès
commercial que
l'on connaît
aujourd'hui !
Mais le
meilleur moyen
de faire
plaisir à
votre alter
ego (ou
futur(e)-alter
ago) n'est-il
pas de lui
concocter un
petit dîner ?


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